05 Jul 2017

Mort d'antoinette fouque, pionnière du mouvement féministe

Métiers artistiques
Mort d'Antoinette Fouque, pionnière du mouvement féministe

Dans les années soixante, Antoinette Fouque donne naissance à sa fille, elle prend à ce moment conscience des problèmes que rencontre une femme quand elle assume ses statuts de mère et d’épouse tout en ayant un métier. C'est à Marseille que cette grande militante a vu le jour Elle a été à bonne école car son père était un militant communiste. Antoinette Fouque fait en premier lieu des études supérieures dans les Bouches-du-Rhône avant de rejoindre la capitale. La Marseillaise est toujours à l'université lorsqu'elle se marie.

Antoinette Fouque défend la cause des femmes partout dans le monde

le Club Parité 2000 et l’Observatoire de la Misogynie ont été créés par Antoinette Fouque. Chevalier des Arts et lettres et Commandeur de la Légion d'honneur, elle s’éteint le 20 février 2014. Antoinette Fouque prend la défense de femmes en luttes comme la Bangladaise Taslima Nasreen et la Kurde Leyla Zana.

Un chemin de l'enseignement à la psychanalyse

En 1972, Antoinette Fouque s'associe à une UV illégale sur la sexualité féminine sous la houlette de Luce Irigaray, psychanaliste féministe. Avec son directeur de thèse Roland Barthes, Antoinette Fouque obtient un Diplôme d'études approfondies. L'étudiante fréquente Monique Wittig, écrivaine féministe durant cette période. Le cercle appelé Psychanalyse et Politique, courant fondateur du Mouvement de libération des femmes, a été lancé par cette grande militante.

Théoricienne et écrivaine

Antoinette Fouque abhorre les "-isme", qui renvoient à une idéologie. Elle imagine dès lors le terme "féminologie". Ce qu'elle appelle la féminologie, l'écrivaine le décrit dans plusieurs ouvrages publiés entre 1989 et 2012.. Antoinette Fouque ne se reconnait pas dans la théorie du 2e sexe de Simone de Beauvoir.